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Il pleut des briques. Je m'abrite sous les pages blanches froissées qui affluent de l'insondable.
Je pars, je ne traînerai plus mes semelles trouées sur les pavés du vieux Mans
ni sur la paroi du miroir creux.
L'acide me lasse, je vais me resservir un bol de sang.
Demain je me battrai
contre mes demi-frères
sur le grand champ de mines, je me
nourrirai de boue et de terre brûlée, et de
ce qu'il me reste de
toi.
Plus de magie, il n'y en a jamais eu, plus que la lumière grise qui noircit.
Quelle distance jusqu'à l'abattoir, jusqu'aux visages en lambeaux de messieurs les jurés ?
...
Trois machines dansent nues sur ma table de chevet.
Je pars, je dis pas adieu ;
quand le cerf-volant sera fatigué de voler dans les branches du saule pleureur,
on se reverra
peut-être
sous le soleil noir.
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